Egoblog

mardi 27 septembre 2005

La valeur travail

Depuis que je ne bosse plus (un an et demi, maintenant), j'ai réalisé à quel point le travail était un identifiant social fort, pour ne pas dire le premier. A chaque fois que je rencontre une personne pour la première fois, j'ai le droit, au delà des présentations d'usage, à l'inexorable : "Et tu fais quoi dans la vie ?" - avatar du non moins fameux "Ca va ? (Ouais, et toi ?)" entre gens qui se connaissent depuis au moins deux heures.

Alors évidemmment quand on bosse, on répond sans réfléchir, et puis on passe le plus souvent à autre chose tant le travail réalisé ne dit pas grand chose sur la personnalité du travailleur. Quand on ne bosse pas, on répond vaguement gêné qu'on est actuellement sans travail, mais que cela ne saurait durer. On s'invente une ou deux très bonnes raisons pour justifier cette oisiveté coupable, et puis on passe à autre chose tant l'inactivité ne dit pas grand chose sur la personnalité de l'inactif.

J'ai décidé de renverser le procédé. A chaque fois que je rencontre une nouvelle personne, je fonce bille en tête et questionne avec l'accent un peu chantant : "Et sinon, tu veux des enfants ?".

C'est un sujet que je commence à maitriser.

vendredi 23 septembre 2005

Au milieu d'un champ se dresse un beau boulot

J'inaugure avec ce billet la catégorie Mon travail qui, j'en suis convaincu, est promise à un avenir radieux.

Alors voilà, patrons, patronnes, je cherche un nouveau travail à l'horizon 2006. Oui, pas avant 2006, vu que je suis en arrêt de travail jusqu'à la fin de l'année pour (une fois n'est pas coutume) des raisons très valables (cf. ici). Comment peut-on être en arrêt de travail quand précisément on en cherche ? Ne perdez pas trop de temps à expliquer l'inexplicable, il s'agit là d'une subtilité remarquable du droit français ; et je m'en félicite.

Patrons, patronnes, donc. Je suis un profil rare, extrêmement rare.

Si, comme j'ai toutes les raisons de l'imaginer, vous recherchez un profil généraliste spécialisé dans l'éditorial, Internet et la direction de projets, ne respectant aucune forme d'autorité et doté d'une réelle aversion pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à un lien de subordination, alors je suis votre homme. Si en plus vous êtes prêt(e) à casquer 3500 euros nets par mois (ou plus, je ne suis pas contrariant), vous avez une sacrée veine d'être tombé(e) sur ce blog.

Merci d'envoyer votre candidature à l'adresse suivante. Epargnez-moi les lettres de motivation longues comme un jour sans pain ou les CV trafiqués : j'ai l'oeil pour déceler ce type d'anomalies.

Je vous prie d'agréer... vous connaissez la suite.