Egoblog

vendredi 17 novembre 2006

Dernière immersion en politique interne avant retour à la normale

Plébisiscite épouvantable + cuvée de beaujolais post-traumatique = gueule de bois de niveau mondial.

Je vais avoir du mal à faire campagne pour la nouvelle icone du peuple.

Pour ce faire, il me faudrait écarter la déception et oublier que j'ai incarné pendant deux mois le camp des machos élitistes et dépassés. Ensuite imaginer (et il va falloir être créatif !) toutes les manières possibles de me rendre utile sachant que je ne me vois pas défendre avec conviction des thématiques comme celle de l'ordre juste ou des jurys citoyens. Pour engageant qu'il soit, le contrat moral qui me lie au PS ne vaut pas celui qui me lie avec moi-même.

La question risque de toutes façons de ne pas se poser puisque j'ai décidé de rendre ma carte si Frèche n'est pas exclu du PS dans les jours qui viennent. Faire campagne pour Ségo, ça va être mentalement costaud, mais appartenir au même Parti qu'un cacique raciste, qui plus est récidiviste, c'est juste impossible.

The END et welcome back to my nombril.

jeudi 9 novembre 2006

Ségo m'a tuer

Je sors d'une AG de PS assez lourdingue dans une section qui est majoritairement acquise à Ségolène.

J'ai l'impression de sortir d'une lessiveuse avec essorage à 90 degrés. Entre 1/ les fous furieux idolatres qui trouvent Sego formidable, très, très femme, merveilleusement empathique ; 2/ les idéologues qui sont convaincus que le discours sécuritaire et populiste de leur nouvelle icone est notre seule chance de reconquérir les classes populaires ; 3/ les opportunistes qui n'en ont rien à cirer du moment que leur position dans le Parti a toutes les chances d'etre préservée...

(Parenthèse : les 2/ et 3/ sont souvent convaincus que SR ferait une bien piètre présidente, mais là ne semble pas être la question)

... J'ai assisté à une anthologie de ce qu'il y a de pire en politique en général, et dans la nature humaine en particulier.

L'ironie, c'est que depuis le 22 avril 2002 que je suis au PS, je n'arrive pas, malgré la fréquence des tentations, à rendre ma carte.