Egoblog

samedi 29 décembre 2007

La chanteuse et le (bientôt) cocu sont dans un bateau...

Je pense qu'il va lui passer la bague au doigt. Dans quelques semaines, tout au plus. Quand on s'aime, on ne compte pas (les jours qui nous séparent de notre première rencontre). Un bisou, trois calins, un Space Moutain plus tard, la virago est à point. Madame la chanteuse, voulez-vous épouser Monsieur le Président ? Oui. Au nom de mes Weston, de la Place Vendôme et de la presse people, je vous déclare unis par les liens de la bouffonnerie du mariage.

Le truc, c'est qu'elle va le quitter dans les trois mois suivant le mariage. La virago est en mission.

Elle ne va pas le quitter simplement. Ce serait trop simple, justement. Alors, juste avant, elle le trompera avec son fils "arty" - le blondinet beau gosse et chevelu qui se pique de faire du théâtre ; un feu d'artifice. Ca fera jaser jusque dans les chaumières des territoires les plus reculés (disons Woolanup pour donner un exemple concret).

L'autre n'osera même plus sortir. Plus jamais. Même pas pour sa partie de bridge hebdomadaire avec Mouammar, Vladimir et Pervez.

Il démissionnera. Un autre président à l'Elysée. Bien avant 2012.

Elle est top, Carla.

mercredi 24 janvier 2007

Plus d'un million de choses que je ne saurai jamais sur eux

J'ai bossé comme un chien depuis trois semaines pour documenter les spécifications fonctionnelles du site Web qui sera lancé dans quatre mois sur Yahoo!, dans cinq pays. Les specs fonctionnelles, je commence à connaître, mais c'est à chaque fois le même cauchemar : quand tu cliques là, tu vas où ? Et si tu es fançais, mais que tu n'as le droit de mater cette vidéo allemande, il se passe quoi ? Comment communiquerons-nous ce changement majeur à nos utilisateurs ? Comment éviter les spams dans les blogs ? Quels sont les modules qui doivent êtes absolument "above the fold" ? La logique fonctionnelle de ces mêmes modules est-elle "user friendly" ? Le fil XML du partenaire renseigne-t-il les champs adéquats ? Quelques questions parmi plusieurs centaines à laquelle il importait de donner une réponse, et si possible une réponse précise. Très précise.

Des trucs qui vous font mal dormir, vous réveillent de mauvaise humeur, et finissent par vous faire dire à votre bienaimé chef : "Ton document, tu l'auras bien le 22, mais après, je pars en vacances pendant six mois". Votre boss invariablement de sourire (mais peut-être n'était-ce qu'un rictus) avec ce qu'il faut de compassion, et de préciser, dans un rictus (sûr, ce n'était pas un sourire !), que les six mois de vacances, je pouvais me les mettre où je pense.

Bon, je l'ai rendu ce putain de document. Cent pages d'explications logiques, d'annexes amphigouriques, de schémas analytiques, de projections de trafic. Un truc de dingue. Et pour me récompenser de cet effort surhumain, je m'étais promis une soirée à ne rien faire, à mater un film débile en cas de neurone indisponible, à lire un bon bouquin en cas d'état de grâce. Aucun film, je n'ai regardé; aucun livre, je n'ai lu.

J'ai passé ma soirée à lire des blogs : d'abord des blogs amis que je négligeais depuis quelque temps. Puis des blogs d'inconnus, en me baladant de blogrolls en blogrolls. J'ai redécouvert Le Monolecte que j'avais oublié que j'aimais, puis fait la connaissance d'un Chieur qui ne m'a pas du tout fait chier. Un Chieur avec un grand C : j'y retournerai.

Et, j'en arrive enfin au sujet de mon billet, j'ai été stupéfait devant le nombre de blogueurs ayant répondu à l'injonction (comminatoire mais presque) d'un(e) de leurs pairs de révéler cinq choses que nous ignorions d'eux. De là, il m'est venue l'idée un peu crétine de retrouver la trace du premier d'entre tous, celui ou celle qui avait lancé la chaine pour en faire ce succès assez inoui : plus d'un million deux cent mille blogueurs ont confessé quelques secrets ultimes. 1,2 million multiplé par 5, cela fait six millions d'informations capitales (ou non) qui sortent de la clandestinité. SIX MILLIONS ! Il y aurait là matière à bien des études, et je serais jeune futur doctorant que je choisirais imméditament ce sujet. Que disent les gens sur eux que nous n'étions pas supposés savoir ? Moi, j'ai parlé de mon premier psy, de ma première expérience sexuelle lamentable et de trois autres choses que j'ai déjà oubliées. Et les autres ? Tout y passe, et c'est assez fascinant.

L'inventeur de ce déchainement d'intimité, le démiurge de nos secrets, je l'ai trouvé.

C'est Benoit qui m'avait demandé de m'y coller. Mais en rétropédalant à partir de son blog, je me suis rapidement égaré. Je suis un gars coriace, un tantinet obstiné : quand j'ai décidé d'y arriver, faut pas trop me chauffer. Alors, je suis parti sur la piste d'Agnes, le Monolecte que j'évoquai plus haut. Pardonnez-moi la digression, mais faut-il mettre le lien sur "Agnes" ou sur "d'Agnes". Qui me répondra aura l'heur' de savoir cinq autres choses (ha-llu-ci-nan-tes) sur moi que personne ne sait (pas même moi, pour vous dire). Agnes, donc. C'est Phil qui lui avait refilé le bébé. Sympa Phil. Sauf qu'il a été pris dans les filets de Benoit. Damned ! Retour à la case Benoit. Début de migraine.

Qu'à cela ne tienne, on retourne sur les traces de l'animal, piégé par son pote Joël qui tenait l'info d'un pseudonymé Ecosphère. Ce dernier avait été sollicité par Didier et Fedra. J'avais cliqué sur Didier, et fini par me perdre dans les limbes de la blogosphère. C'est sur Fedra qu'il me fallait compter. Alors Fedra, t'as fait de la gymnastique sportive pendant 10 ans, en sport/étude. P'tin, ça c'est de l'info, cocotte ! M'en tape, parce que tu m'amènes à ton copain Julien (qui a tendance à s'attacher trop vite. Julien, c'est mal !), qui s'est fait surprendre par ce geek de Ronan !

Ronan (Math-Sup, Math Spé ? J'hésite !) avait été la proie de son vieux pote Richard, lui-même la cible du sadisme de Presse-citron. Alors Presse-Citron, lui il déconne pas : il est passé d'Apple à Windows. Comme ça, sans sourciller. Le Bob Morane de l'informatique, un dur, un vrai. Du coup, on en oublierait presque que la menace a débarqué via Sébastien, le gars qui ne respirait que par une narine. On sent le mec qui a morflé. Ah ah.

Et là, grâce à Sébastien, notre quête commence à prendre forme. Sébastien nous vient de Nadir, un franco-algérien qui a appris à nager à 16 ans, et qui vit aujourd'hui aux US. De cinq choses que nous ne savions pas d'eux, on passe à five things we didn't know about them. Le Graal est proche. Car Nadir nous arrive tout droit de Pierre, envoyé par Randall (qui avait des cheveux qui lui poussaient jusqu'aux fesses).... Bon, j'en ai ma claque, j'accélère.

Alors Randall, tu viens d'où ? De Reuben ! Et toi Reuben ? De Donna. Donna, t'adores le foot ? Tu te fous pas un peu de ma gueule, là ?! Dis-moi plutôt qui t'amène ? Ah ouais, cette mijaurée de Kim. Et toi Kim, qu'ambitionnais simplement d'être heureuse dans la vie, as-tu réussi ton pari ?

- Euh, ça va, Ari ? Moi, c'est Kim, j'ai été fiancée trois fois, et je t'emmerde.
- Non, t'inquiète, tu m'emmerdes pas du tout. Et sinon, tu viens d'où ?
- De Lisa...
- Ah ta copine qui est si triste parce qu'elle ne voit son frère qu'une fois par an, à Noël.
- Ah ben tu la connais ?
- Ouais, elle m'a raconté cinq trucs assez persos sur elle. Bon feeling, tous les deux (si ça se trouve le frangin, il n'en a rien à cirer de voir sa grande soeur une seule fois par an, me dis-je in petto. Mais la Kim, je la sentais susceptible, il me fallait la ménager). Mais sinon, elle débarque d'où Lisa ?
- C'est une envoyée de Graywolf, mais tu ne le répètes pas, hein ?
- Non promis. Allez ciao Kim !

Graywolf, puis Dean, puis Marketing Guy, puis Aaron Sheer. Aaron, t'es gentil, mais je suis crevé, là. Ok, Aaron s'est fait avoir par Avinash dont on est comblé d'apprendre qu'il adore jouer au badminton. Salaud ! Avinash, enfant de David, tu nous conduiras à la Vérité.

Car oui David, qui te fais nicknamer Dave pour mieux passer inaperçu, tu es l'avant-dernier, le fils de l'élu.

Ne vous y trompez pas : l'élu, ce n'est pas cet idiot de Neo mais plus prosaïquement Jeff Pulver qui, un soir d'automne un tantinet frisquet, alors qu'il venait de se faire larguer par sa copine et qu'il n'y avait rien dans le frigo ni à la télé, a transformé son désoeuvrement en création géniale et/ou supercherie lumineuse.

Jeff, je t'ai trouvé, j'ai mis le temps qu'il fallait. Et je peux te le dire, les yeux dans les yeux, maintenant que tu fais un peu moins le malin. Plus d'un million de moutons (moi compris) t'avons suivi sur les sentiers escarpés de l'intimité virale autant que superficielle. Plus d'un million !

Non Jeff, t'es plus tout seul.

lundi 22 janvier 2007

La république de mon cul

"C'est ce que j'appelle la République du respect", "L'Europe par la preuve", "J'ai appliqué mon autorité juste" (variante de "J'ai rétabli un ordre juste"), "Je crois à l'intelligence collective", "La vérité de la parole", "Je veux remettre les Français au coeur du projet socialiste", "Je suis dans une phase d'écoute", "Débats participatifs", "Je porte l'énergie des Français", "Les citoyens experts"...

P'tin, j'ai envie de la buter.

lundi 15 janvier 2007

Les bons mots de Romane

Du haut de ses 2 ans, Romane parle de mieux en mieux. Ses progrès sont sidérants, et je ne dis pas ça parce que c'est ma fille. Non, c'est (même) écrit dans les bouquins sur les bébés à l'attention des parents inquiets : entre 21 et 24 mois, un enfant intègre (et parfois même recrache) plusieurs nouveaux mots chaque jour.

Ma fille connait une flopée d'animaux (même les cacatoes), un nombre impressionnant de fleurs, distingue toutes les couleurs, sait compter jusqu'à onze. Et sort d'improbables réparties qui nous font rire et nous émeuvent à chaque fois.

La dernière en date : Romane refuse de bouffer sur sa chaise haute depuis quelques semaines. N'ayant pas pris le temps ni le soin d'acheter un rehausseur, nous lui faisons donc poser ses fesses sur un bon gros dictionnaire français-anglais, lui-même affalé sur nos chaises standarts. Hier soir, LN a cherché un mot dans le dico, et Romane interloquée, nous a regardé et a lancé sans la ramener (avec cet air de pas trop s'impliquer, mais de dire quand même les choses avec la bonne distance, la délicieuse ironie) : "un dictionnaire, c'est pour s'asseoir..."

Genre : "Maman, t'es branque, t'as vraiment rien compris".

Hélène de répondre sans démonter : "J'apprécie tes explications, chérie. Merci."

Et la gamine de conclure : "Oui, c'est gentil".

jeudi 11 janvier 2007

Cinq choses que vous allez savoir sur moi

Avant, je trouvais ça con les jeux de blogueurs. Maintenant, je trouve ça toujours con, mais j'y réponds.

Et comme Benoit menace de vomir dans ma salle de bains lors de sa prochaine cuite parisienne, j'y réponds avec encore plus d'allant.

Manière aussi de confirmer à Benoit que je lis son blog avec une régularité d'horloger (au fond, ça sert à aussi à ça les jeux-à-la-con-qui-tournent).

1. Ma première séance chez le psy ? A l'âge de 4 ans.
Je me cognais la tête contre les murs et me coinçais le zizi dans la braguette. Aujourd'hui, quand j'ai envie de me faire du mal, je regarde Public Sénat pendant trois heures d'affilée. Moins violent.

2. Vers mes 17 ans, je me suis tapé un trip mystique. J'ai même mangé casher pendant quelques mois. Ma mère a arrêté de foutre des lardons dans la salade et du jambon dans les omelettes. Mon père bouffait du jambon cru en cachette. Au bout de quelques mois, j'ai craqué : le sausisson sec, c'est une tuerie. Et de toutes façons, Dieu n'existe pas.

3. Longtemps, j'ai posé des questions idiotes à mes contemporains (ainsi qu'à moi-même quand mes contemporains se lassaient) : "si un de tes parents doit mourir, tu préfères que ce soit ton père ou ta mère ?", "Tu préférerais vivre sans bras ou sans jambes ?", "Tu préfererais être pendu ou électrocuté ?"... etc. J'ai très peur de la souffrance physique, je suis obsédé par la mort. Si, je vous jure.

4. Quand je tiens vraiment à ce que quelque chose arrive (une femme dans ma vie, un ami qui guérit, un projet qui réussit...), je suis capable de me lancer des paris aussi idiots que les interrogations de ma révélation précédente : du genre, si j'arrive à jongler 20 fois de suite avec cette balle en mousse, c'est sûr que je serai marié avant 30 ans et que j'aurai un gamin dans les cinq ans qui suivent. Gamin, moi-même, je suis.

5. Ma première expérience sexuelle ? Avec une copine lesbienne.
Elle aimait ma corps gracile et mon torse résolument imberbe. Je ne savais pas quoi faire, elle a tout géré. L'expérience fut proprement lamentable.

lundi 1 janvier 2007

2007, blog encore vivant

Mais comme d'hab, je ne m'imposerai aucune contrainte de périodicité. Rien de plus ennuyeux que les blogueurs (sauf Cuné, mais Cuné est graphodingomane) qui s'astreignent à une publication quotidienne. A force, on sent son petit devoir du jour assorti au mieux d'un manque de spontanéité, au pire d'un manque d'envie.

Bon, c'est facile d'écrire ça quand on pond une note quinzomadaire.
Dans les bonnes quinzaines.
Mais de la même manière que je n'ai pas envie de fermer ces carnets, je n'ai pas plus l'intention de devenir un parangon de régularité.
C'est casse-couilles, la régularité.

Pour 2007, pas de résolutions en ce qui me concerne, juste quelques envies énoncées en vrac :

- Arriver à être bon dans mon taf sans stresser ni bosser plus de 40 heures par semaine (dur, mais jouable)
- Sortir "mes cassettes d'hôpital" du faux-plafond où je les ai barricadées. Elles sont la mémoire vive de ma maladie, et je m'étais promis de les coucher un jour sur clavier. Je crois que je ne suis pas loin de me sentir prêt.
- Faire l'amour plus souvent qu'en 2006 (qui fut lui-même un meilleur cru que 2005)
- Redevenir super bon en anglais (je galère grave depuis mon retour à Yahoo!)
- Continuer à être un super papa aimant-drôle-un-peu-chiant
- En lancer un deuxième. Hum... En 2007 ? Si tôt. Alors que Romane commence à peine à être indépendante et dormir jusqu'a 8h30 les jours de week-end ?
- Ouais, en lancer un deuxième.
- Continuer d'arrêter de fumer. J'avais promis à LN que j'arrêterais avant la fin 2006. Je ne suis pas mesquin : j'ai arrêté le 26. A propos de la cigarette, j'ai toujours été très partagé : j'adore fumer, et j'ai envie de mourir dans très, très longtemps. Il faudrait inventer des clopes qui vous font vivre plus longtemps ; et là, comme j'ai un esprit de contradiction hystériquement aiguisé et que défier la vie, c'est quand même moins rigolo que narguer la Faucheuse, je suis certain que ça me passerait l'envie de fumer.

Au passage, et très vite, je vous la souhaite bonne et surtout longue de 365 jours.

Cela sera toujours ça de gagné.

samedi 23 décembre 2006

I love this guy


Taratata - Bertignac - Ces idées-là
Vidéo envoyée par Greuuuh
Du genre qui vous réveille un paquet de (bons et mauvais) souvenirs.

jeudi 7 décembre 2006

L'intellect du "roi des blogs" se situe au niveau du clavier

J'ai un bon ami UMP...

Bon je lui ai juré de ne pas bloguer son nom. Mais il est militant UMP et m'appelle en train de mendier sur le Parvis de la Défense (en me faisant écouter le bruit des pièces dans sa sébille) pour me demander un service concernant un de ses investissements dans une boite en carton haut de gamme supposée le protéger des grands froids. Les mêmes nous font pleurer dans les médias sur la richesse des PDG bourrés de stock options en France, les inégalités sociales et... votent à droite. Y'a pas un bug quelque part ?

Et ce n'est pas la première fois en plus... Bonne mendicité, cher ami, on se fait une bouffe avec plaisir à nouveau, sincèrement (j'ai même un ticket restau en rab, si tu veux) ! Mais arrête d'essayer de me faire pleurer sur la France d'en haut en passant ton temps à rien foutre alors que tu as ton destin entre tes mains, que les inégalités, c'est une invention marxiste... et que tu votes UMP ! C'est pas crédible.

mercredi 29 novembre 2006

La surprise du (petit) chef

Etonnement à l'Assemblée, ébahissement aux quatre coins du pays, panique au Plaza, Nicolas Sarkozy a surpris tout son monde en annonçant sa candidature à l'élection présidentielle.

"Je suis stupéfait, confie Jérôme K., 30 ans, chef du rayon Cycles de Décathlon, Sarkozy candidat, vous imaginez ? Pour une nouvelle, c'est une nouvelle !" Marina G, conceptrice-rédactrice et fan d'Aimé Jacquet, n'y va pas par quatre chemins : "Sarko, président ? Il va falloir me passer sur le corps !" menace-t-elle dans un rictus enjôleur. Moi-même, j'avoue ma stupeur et reste impuissant devant les hurlements sanguinaires poussés par ma gamine depuis la fin de l'après-midi.

La nouvelle, pour incroyable qu'elle soit, ne surprendra pas les exégètes les plus expérimentés de la pensée sarkoziste. A relire ses déclarations, revoir ses prestations télévisuelles depuis vingt ans, il apparait de manière sibylline que le bonhomme cultivait, dans le plus grand secret, cette ambition présidentielle.

"Mon fils est très surprenant, conclut Andrée Sarkozy dans les colonnes du Neuilléen Libéré. Pour bien le connaître, je peux vous dire qu'il y pense depuis 51 ans, mais qu'il s'était fait fort de garder le mystère jusqu'au bout. Chapeau l'artiste !"

Putain. Il va vraiment falloir voter pour Ségo...

Bon mais con

Je reçois une centaine de commentaires de SPAM par jour, heureusement filtrés par un outil assez efficace : Spamplemousse, l'anti-spam maison made in Dotclear.

L'ennuyeux, c'est qu'il filtre certains mots ou certaines combinaisons de lettres (fixés par moi) sans se soucier de la qualité intrinsèque du commentaire en question (spam versus pas spam). En gros, Spamplemousse est con.

Désolé à Jeannot, Cuné (deux fois), Nikita/Thomas (deux fois) qui sont passés à la trappe au cours des dernières semaines à cause de "cialis" (specialistes, socialistes... etc), "rates" (pirates), "this" (this), "news". Vos commentaires ont été récupérés.

Si j'étais moins paresseux, j'irais tous les jours séparer le bon grain humain de l'ivraie spammeuse.


PS : je ne parle même pas des trackbacks que j'ai fini par fermer sur ce blog because : 1/ envoi en rafales, par milliers parfois ; 2/ Ca sert vraiment à queudalle, un trackback.

PS2 : si votre commentaire n'apparait pas immédiatement en ligne, c'est qu'il est passé sous les fourches caudines de Spamplemousse. Avant de hurler à la censure, vous pouvez toujours m'envoyer un mail (cf. en haut à droite) pour obtenir réparation de cet outrage automatique. On vit une époque formidable.

Bon alors donc... (bis)

Stef, telle Jean Grey au sommet de ses pouvoirs télékinésiques, m'a invité à prendre le relais.

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
Le monde d'ici-bas n'est qu'un passage plein d'infortunes.

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
23h30

3) Vérifiez :
23h32. J'ai une horloge dans la tête. Elle a toujours deux minutes de retard.

4) Que portez-vous ?
Jean, baskets, chemise sortie du jean, écharpe grise.

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Mon voisin rencontré dans la cour alors que je fumais ma dernière cigarette de la journée.

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
LN qui tapote sur son clavier dans la pièce d'à côté.

7) Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
cf. question 5

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
En 1978. Jaune. Mario Kempes venait de ruiner les derniers espoirs des Hollandais en général, de Johnny Rep en particulier.
En vrai, c'était il y a une demi-heure quand j'ai montré à LN le billet qui précède celui-ci. Elle m'a dit : "Sous couvert de parler de moi, tu ne parles que de toi". Quand on parle des autres, anyway, on ne parle que de soi.

10) Qu'y a-t'il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Devant : une copie de La femme au chapeau orné de Picasso
Derrière : une litho choisie par Hélène. Un truc qui lui ressemble. Assez difficilement accessible, mais vraiment joli.
A gauche : les premiers émois picturaux de ma fille.
A droite : des rideaux bleus.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Ca m'est arrivé en 1999 : une bagnole pour mon ex, un voyage aux Galapagos pour mes parents, une virée aux US avec ma soeur dans des hôtels délirants, l'appart de Lepic Street où je vis actuellement. J'étais célibataire et malheureux comme une pierre.

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Little Miss Sunshine.

13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Pas vu, entendu. Romane a dit : "j'ai bobo à l'auriculaire".

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Il est idiot comme tous les questionnaires. J'ai envie de faire un truc idiot avant de me pieuter. Et puis c'est Stef qui a insisté.

15) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :
Un truc très honteux de préférence : j'ai voté pour la liste de BHL (L'Europe commence à Sarajevo) à je ne sais plus quelle élection européenne.

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
C'est une fille. Romane. Ses deux autres prénoms : Deborah, Marie.

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
J'aime bien Ben, Achille ou Nathan. Hélène n'aime que des prénoms que je n'aime pas. On n'aura jamais de garçons.

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
J'y ai vécu sans même y penser (Londres : pendant cinq mois). Je ne suis pas patriote à l'excès, mais bien trop casanier pour vivre ailleurs qu'en France, de préférence à Paris, et si possible dans le 18e arrondissement.

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Je pensais que tu viendrais beaucoup plus tôt.

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Le XVe arrondissement. Je le rendrais à la banlieue.
Et puis aussi les trackbacks. Je trouve ça con les trackbacks.

21) Aimez-vous danser ?
Non. Je ne sais pas danser, donc je n'aime pas danser. Et puis je suis contre l'effort physique.
Quand j'ai vraiment trop bu, je danse très bien. Et du coup, j'aime bien danser. Et comme par enchantement, je redécouvre les vertus de l'effort physique.

22) Georges Bush ?
A battu Gore. Gore.
A battu Kerry. Gore aussi.

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Dora l'exploratrice. Un vieillard acariatre a jeté un sort à une troupe de baladins fort sympathiques qui jouaient très mal d'un tas d'instruments à cordes, à vent, à percussions. Le sort était pervers (malin, le vieux) : il fallait jouer de la musique pour réveiller les instruments tous endormis. Heureusement Dora est arrivée...

24) Quelles sont les quatre personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Je veux bien répondres à des trucs idiots, mais je n'assume pas de faire quatre victimes. Une ? Allez une. Cuné.

mardi 28 novembre 2006

Aimer, être aimé, ce genre de choses...

LN n'a pas assez confiance en elle pour penser qu'on peut l'aimer pour ce qu'elle est. Sauf avec moi, ce qui sauve bien des situations...

Elle justifie son existence en rendant celle des autres plus fluide, moins compliquée. Chaque service qu'elle rend, et ce sont quelques grammes de confiance qui se gagnent, et seront perdus le lendemain. C'est Sisyphe sans l'effort physique ; ma danaïde et son tonneau de complexes hérités d'une enfance imparfaite.

Moi, je m'aime plutôt bien, et je jauge mon utilité moins à l'aune des services que je peux rendre qu'à la quantité et à la qualité d'amour que je suis capable de donner.

Si vous m'aimez, cela m'ira à ravir, si vous ne m'aimez pas, je m'en remettrai en deux temps, trois mouvements. Sauf si votre désamour vient éclore sur les ruines de blessures mal soignées et/ou que je vous ai un jour un peu, beaucoup ou passionnément aimé.

Si vous ne m'aimez pas, en gros, je ne m'en remets pas.

dimanche 26 novembre 2006

Back to the past

Les trois derniers mois ont défilé à une vitesse insensée, entre nuits trop courtes et journées trop remplies, émotions contradictoires et engouements démesurés. Un truc de dépressif qui se met à vivre intensément ; jusqu'à la prochaine et indispensable pause.

Mes vie de couple, de père, sociale, professionnelle et militante se sont affrontées pied à pied pour rester dans le peloton. Ne pas se laisser décrocher. J'ai la faiblesse de penser qu'aucune n'a trop morflé, que la seule conséquence de cette débauche d'énergies se lit sur mon visage creusé, mi-hagard, mi-amaigri.

Ma vie professionnelle, notamment, a pris un virage surprenant : trois mois ou presque passés dans ma nouvelle boîte pour finir par démissionner (encore en période d'essai) la semaine dernière. La boîte était sympa (agence Web éditoriale), le défi intéressant (restructurer/repositionner une entreprise qui marchotait), mon patron charmant mais mon intégration, un échec cuisant. Une nana, en interne, qui briguait mon poste - qui était du reste assez légitime pour le briguer - s'est offusquée de ce que j'arrivais, et m'a pourri la vie avec à peu près autant d'opiniâtreté que de talent. Sans oublier de me savonner la planche auprès de ses équipes ; qu'elle a recrutées, formées... formatées, même. Une belle bande de chefs de projet efficaces mais 100% hostiles : compétents mais désagréables, ingénieux mais mal lunés, bosseurs mais systématiquement négatifs. Leur hostilité, d'abord sourde, s'est ensuite exprimée de façon éclatante : manifestations ostentatoires de défiance, agressivité systématique, enfermement dans leur tour d'ivoire... etc. C'est assez surprenant d'être un paria quand on est un gars plutôt sociable qui n'a jamais eu à subir le dixième de cette animosité. J'ai à peu près tout essayé : la compréhension, la discussion, le profil (très) bas, la colère, la mise en avant de mes résultats. Pas exceptionnels, mais plus que corrects compte tenu de ma jeune expérience et du contexte délétère dans lequel j'évoluais.

Face à ce début d'acharnement, j'étais assez affecté mais décidé à tenir tête en attendant des jours meilleurs. La résistance s'annonçait d'ailleurs simplifiée par le départ (licenciement négocié) de la demoiselle ci-dessus évoquée. Et puis, la proposition de Yahoo! est arrivée. Comme un phare dans la nuit, comme un mirage dans le désert, comme une métaphore pourrie dans un billet d'automne : un poste canon, un salaire jamais vu (à mon niveau s'entend), une ambiance décontractée (sus aux costumes et aux chaussures noires cirées, à bas le rasage quotidien) et la possibilité de bosser avec des gens que je connais et que j'apprécie.

Je me suis décidé en deux jours : enfin, je me suis décidé en deux secondes, mais feint de peser le pour et le contre pendant 47 heures, 59 minutes et 3598 secondes.

samedi 25 novembre 2006

Facheuse conséquence

J'ai démissionné de mon boulot. Quelques heures plus tard, Philippe Noiret passait l'arme à gauche.

Je ne pensais pas que cela lui ferait autant de peine.

vendredi 17 novembre 2006

Dernière immersion en politique interne avant retour à la normale

Plébisiscite épouvantable + cuvée de beaujolais post-traumatique = gueule de bois de niveau mondial.

Je vais avoir du mal à faire campagne pour la nouvelle icone du peuple.

Pour ce faire, il me faudrait écarter la déception et oublier que j'ai incarné pendant deux mois le camp des machos élitistes et dépassés. Ensuite imaginer (et il va falloir être créatif !) toutes les manières possibles de me rendre utile sachant que je ne me vois pas défendre avec conviction des thématiques comme celle de l'ordre juste ou des jurys citoyens. Pour engageant qu'il soit, le contrat moral qui me lie au PS ne vaut pas celui qui me lie avec moi-même.

La question risque de toutes façons de ne pas se poser puisque j'ai décidé de rendre ma carte si Frèche n'est pas exclu du PS dans les jours qui viennent. Faire campagne pour Ségo, ça va être mentalement costaud, mais appartenir au même Parti qu'un cacique raciste, qui plus est récidiviste, c'est juste impossible.

The END et welcome back to my nombril.